Paroles d'Engagés

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Il y a 70 ans se terminait une guerre qui emporta des milliers de Françaises et de Français. Parmi eux, certains avaient été condamnés pour avoir fait le choix de la Résistance, de l’engagement et de l’indignation. Ils avaient été prêts à sacrifier leur vie pour une cause qu’ils estimaient plus encore : leur liberté, celle de leurs camarades et celle de leur patrie.

Le spectacle de l’association « Ami entends-tu ? », soutenu par le ministère de la Défense, invite à réfléchir sur le sens de cet engagement. Il vient clôturer trois années commémoratives dédiées à l’hommage et à la transmission de la mémoire. Je veux saluer la qualité d’un spectacle, mémoire vive d’une histoire qui nous concerne tous, qui frappe par sa singularité. Des jeunes et des personnalités prêtent leur voix pour rendre à des hommes d’exception leurs parcours et leurs histoires. Animés d’un même esprit, celui de la Résistance, ils furent des milliers à s’engager, autant de destins qui ont rencontré celui de la France pour lui offrir un avenir. Leur combat est plus que jamais d’actualité. C’est en nous montrant dignes de l’héritage qu’ils nous ont offert et en faisant preuve de vigilance pour le préserver, que nous demeurerons libres. Telle est la promesse que le spectacle « Ami, entends-tu » nous invite à faire et le défi qu’il nous impose de surmonter.

Jean-Marc TODESCHINISecrétaire d’État chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire, auprès du ministre de la Défense

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L’engagement, c’est la volonté de ne pas laisser le champ libre au sentiment d’inutilité qui assaille quotidiennement ceux qui n’ont pas réussi à étouffer leur âme sous la profusion de biens matériels.

C’est rendre concrète l’idée que, peut-être, il est préférable d’agir plutôt que d’acquérir, que, peut être, nous ne sommes pas que des îles, les unes à côté des autres, sans contact, sans liens, sans espoir, un jour, de nous aider et de progresser ensemble.

C’est ne plus se définir seulement comme un individu, attaché à la satisfaction de ses seuls besoins.

C’est se dire qu’il existe quelque chose qui nous dépasse, que l’on ne sait pas encore comment atteindre, et agir, agir toujours, agir sans cesse, en espérant qu’un jour, par chance, par miracle, on parviendra, peut être, à le toucher du doigt.

M. Vincent Ollivier

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Tout enfant aussi, qui naît sur la terre des hommes. Nous appartenons tous à une lignée, à un corps familial, à un pays et une culture, avec ses traditions et ses rites.

Nous n’avons pas directement choisi notre héritage, fait de fragilités et de forces, de gloire et de misère. Chaque famille, chaque nation a ses blessures, qui réapparaissent parfois, générations après générations, mais elle a aussi ses grâces et sa beauté.

Nous n’avons pas demandé à naître. La vie est d’abord un consentement au don reçu gratuitement.  Face à cela, nous pouvons avoir deux attitudes : soit nous désengager de l’existence humaine et subir notre vie comme on porte un fardeau, sous prétexte qu’elle nous est “imposée”, soit nous engager dans l’existence et rendre grâce du bonheur de vivre.

La vie se reçoit, la vie se choisit.  Car il ne suffit pas de vivre, ou plutôt de se “laisser vivre”. Les plantes et les animaux vivent aussi. L’homme est ce degré de conscience où le vivant est capable de se saisir de sa liberté, d’entrer dans son destin, de répondre à sa vocation. Seulement, on n’entre pas comme cela dans son destin, en tout cas pas en coupant la branche sur laquelle nous sommes assis. Si nous voulons déployer notre vie d’homme, il nous faut accepter nos racines. Nous sommes des nains juchés sur les épaules des géants, disait Bernard de Chartres. On pourrait dire que ce sont les racines qui donnent des ailes. La première obéissance que nous devons observer n’est pas l’obéissance à un ordre extérieur, mais c’est l’obéissance au réel, cette capacité d’écouter notre histoire, de faire mémoire des “anciens” qui en donnant leur vie nous ont donné la vie.  L’arbre porte du fruit là où il a été semé. Le coeur oublieux de la mémoire se prive à jamais d’entrer dans l’espérance, mais celui qui garde la vive la flamme des “engagés” pourra à son tour s’engager dans la vie.

P. Luc de Bellescize

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En ces Temps où nous nous sommes tellement habitués à l’auto-complaisance, au refus de l’effort, à l’oubli du devoir, il me paraissait important de se souvenir et de saluer ceux qui ont su dire non, ceux qui n’ont pas voulu subir.

Ils ont tout sacrifié, sans hésitation aucune, et d’abord ce qui était la priorité de tant d’autres à l’époque, le confort, la sécurité, la vie de famille… Eux n’ont pas voulu, comme l’écrivait Aragon, « vivre à genoux ». Et, contrairement au crédo complaisant et rassurant pour notre amour-propre national, ils n’étaient pas vraiment nombreux !

Cette minorité s’est sacrifiée pour nous rendre libres. Son engagement a également permis de préserver notre honneur. Nous leur devons beaucoup, et d’abord, tout simplement, de nous avoir donné le droit d’être fiers de la France.

Voilà pourquoi il nous paraissait important de soutenir ce beau projet d’ « Ami, Entends-tu ? ».

Philippe Louis-Dreyfus

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Nous devons la liberté d’entreprendre à ceux qui se sont battus pour leur pays. Soutenir cette initiative est une fierté pour moi.

P. Gonzague de Blignières, Président Fondateur de RAISE

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 « J’irai jusqu’au bout ». Par ces mots confiés à sa femme Gilberte en 1940, au tout début de son engagement dans la Résistance, Pierre Brossolette signifiait qu’à ses yeux, la défense de ses idées impliquait, si nécessaire, le sacrifice suprême. S’engager, en cette période terrible, voulait dire que l’on était prêt à mourir et non à apposer une simple signature au bas d’une pétition. On risquait alors sa vie et non seulement sa réputation.

Personne ne peut regretter ces années noires où la mort rodait partout, où la moindre imprudence pouvait avoir les conséquences les plus funestes. Mais l’évocation de ce temps qui, décidément, ne s’efface pas, peut aider à retrouver le vrai sens des mots. S’engager ne revient pas à se donner bonne conscience en adhérant à des déclarations d’intention, si généreuses soient-elles. S’engager authentiquement aujourd’hui, c’est consentir à offrir, pour une cause jugée supérieure, son énergie, son temps, son savoir faire, son talent . Et contribuer ainsi à l’édification d’une cité plus fraternelle, non réductible à un agrégat d’égoïsmes.

Eric Roussel

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GMF est fière de contribuer au devoir de mémoire de la France. Son soutien à l’association « Ami, Entends-tu ? » est tout à fait cohérente avec  l’action qu’elle mène au quotidien pour faire vivre et respecter ses valeurs d’entraide et de solidarité. Car placer l’humain  au cœur de toutes ses actions est la base même de son engagement, au-delà de son métier d’assureur des agents du Service Public.

Laurent Tollié, Directeur général GMF Assurances

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Dans un monde violent, égoïste, où chacun se referme sur son confort du moment en espérant que son tour, celui où notre propre univers – familial, professionnel, économique – pourrait exploser, ne viendra jamais, il est essentiel de soutenir, d’adhérer aux principes de mémoire, d’honneur et de courage véhiculés par des évènements comme celui « d’Ami, entends-tu ? »

Dans le mot engagement cohabitent : responsabilité, service, choix, cause, action… Aujourd’hui, conscients de la fragilité de notre démocratie, vigilants des risques qui l’entourent, Henner avec les femmes et les hommes qui le composent ont à cœur de faire vivre ces principes.

Par son histoire, familiale, entrepreneuriale, Henner s’est toujours engagée dans la protection des hommes.

Par son métier, l’assurance de personnes, Henner choisit au quotidien de perpétuer le respect des bonnes pratiques et assume la responsabilité de ses engagements auprès de ses clients et partenaires.

Par sa volonté de mettre des actions derrière les mots, Henner œuvre au quotidien contre la discrimination, qu’elle soit raciale ou professionnelle en favorisant la diversité sous toutes ses formes, en promouvant l’égalité hommes/femmes, en donnant des chances égales à toutes et à tous par la formation, le parcours de carrière, le bien-être au travail.

Signataire du Global compact avec l’ONU, Henner s’engage depuis de nombreuses années dans le mécénat artistique, la recherche médicale, l’appui aux jeunes en situation d’exclusion car la mémoire de ceux qui ont résisté et ont permis la construction de notre monde doit continuer à vivre dans chaque cœur, dans tous les esprits.

La mémoire du passé est le garant de notre présent et notre meilleur passeport pour le futur.

Rémy ROBINET-DUFFO, Président du Conseil de Surveillance & Charles ROBINET-DUFFO, Président Directeur Général 

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Soutenir ce projet m’a paru une nécessité, pour ne pas dire un devoir. Une équipe de jeunes s’est engagée, avec une volonté sans faille, pour réaliser ce spectacle qui rend hommage aux Compagnons de la libération qui ont préféré la France à leur existence propre. Je m’incline devant leur mémoire et je félicite l’Association Ami, Entends-tu?  pour cette initiative.

M. David de Rothschild

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70 ans ! 70 ans ont passé depuis que la France a retrouvé son entière liberté.

Les combats pour cette liberté font partie de notre histoire, de l’Histoire de la France. Ce sont des lieux gravés profondément dans la mémoire de notre pays. Chateaubriand, Oradour-sur-Glane, Vassieux-en-Vercors, le Mont Valérien, le plateau des Glières, le Veld’hiv, la cascade du bois de Boulogne, les maquis de Bretagne ou du Morvan sont de ceux-ci. Un trait d’union relit tous ces lieux : la Résistance.

La Résistance : cette magnifique leçon de politique au sens le plus noble du terme. Des hommes, des femmes, de tous âges, de tous horizons, de toutes croyances s’unissent dans l’ombre pour rendre à la France son honneur, pour redonner à la République ses valeurs intemporelles et universelles. Des femmes et des hommes qui savent que leur histoire personnelle n’est rien tant le destin du pays, d’une certaine idée de l’Humanité sont entachés d’obscurantisme et d’absolutisme. Ils vont faire preuve d’une volonté et d’une abnégation collectives pour ramener les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité dans notre pays.Grâce à eux, grâce à l’engagement de ces soldats sans uniforme, connus ou inconnus, Paris et notre pays tout entier ont pu vivre ces heures exceptionnelles de la Libération, où tout un peuple s’est trouvé uni dans la victoire au terme d’une offensive irrésistible contre l’Occupant nazi.

C’est l’histoire de ces femmes, de ces hommes, et parmi eux, les plus jeunes d’entre eux – notamment Henri Fertet, l’un des plus jeunes Compagnons de la Libération – que l’association « Ami entends-tu » propose de découvrir à travers un spectacle original qui transmet cet héritage tout particulier. On le sait, un peuple qui ignore son histoire est condamné à réitérer sans cesse les mêmes erreurs. Si les commémorations, les hommages que l’on rend, doivent évoluer, leur sens, leurs significations sociologiques sont immuables. Nous devons en faire des outils pédagogiques et des repères. C’est tout le sens du spectacle « Ami entends-tu ? ».Recueillir cet héritage, ne pas oublier ces femmes et ces hommes, les garder au cœur d’une mémoire vivante, qui appelle notamment les jeunes générations à prendre toute leur part au destin de l’Humanité : tel est aujourd’hui notre devoir.

Catherine VIEU CHARIER, Adjointe à la Maire de Paris, chargée de la mémoire et du monde combattant – Correspondant Défense

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A l’annonce de l’armistice de juin 1940, la question de notre engagement pour l’honneur, pour la liberté, pour la France, ne s’est pas posée, elle s’est imposée.

Nous nous sommes battus aux côtés du général de Gaulle pour défendre des valeurs qui nous rendraient notre pays et notre espoir. C’était la conséquence, en actes, de l’héritage moral reçu de nos pères, anciens combattants de la Grande Guerre, et cet engagement portait toutes les leçons de notre passé et toutes les promesses de notre futur. Il était un devoir mais également un espoir.

Le mythe fondateur du gaullisme est celui de la France et ses valeurs notre idéal, alors nous avons résisté.

Colonel Fred Moore, Compagnon de la LibérationChancelier de l’Ordre de la Libération

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 François Sommer, Grand industriel, brillant aviateur, chasseur passionné, protecteur de la nature, écrivain et mécène, était Compagnon de la Libération.

François Sommer a choisi sa vie, autant qu’on peut la choisir, sans être prisonnier d’une caste, d’une idéologie, d’une école, de sa famille -personnelle ou publique.

Il nous enseigne que la liberté est justement une question de choix personnel et de courage.

Ce qui l’a doté d’une conviction inébranlable dans ses entreprises et fait de lui une force en mouvement, c’est la guerre. Il fait partie de cette génération d’hommes qui, ayant choisi de s’engager et de combattre, sont passés au travers de mille périls, en sont ressortis vivants, et en ont gardé pour le reste de leur vie une foi et une énergie sans pareilles.

Ils ont été l’une des locomotives de la France d’après-guerre. Ils ont joué un rôle majeur pendant les onze années où le général de Gaulle fut au pouvoir, de 1958 à 1969. François Sommer, à sa façon -visionnaire et farouchement déterminé-, a participé à l’écriture de cette page forte de notre histoire.

Il fit sérieusement la guerre jusqu’à la victoire. Il a fait, disait-il, « juste son devoir de Français ». Comme l’écrivit un jour un de ses amis Roland de La Poype, Compagnon de la Libération lui aussi : « On peut faire la guerre sans l’aimer, pour la liberté et la dignité. On peut aimer la vie sans craindre la mort ».

L’homme était bien né, mais il ne s’est pas comporté en héritier. Il a travaillé, a fait fructifier son bien. C’était un homme juste et généreux pour qui la solidarité n’était pas un vain mot. C’était un excellent compagnon, avec un grand coeur. Ce fut également un grand compagnon. De ceux qui étaient prêts à sacrifier leur vie pour les autres, pour une idée, pour l’honneur. Avec ses pairs, il nous enseigne que l’intérêt général prime sur les intérêts particuliers, qu’il faut constamment lutter contre la somme des égoïsmes pour faire avancer la société.

L’homme était d’une volonté et d’une opiniâtreté qui agacent parfois, mais forcent l’admiration. Toute sa vie, il a creusé droit devant de profonds sillons, sans que l’on n’y trouve trace d’un quelconque découragement – tout au plus quelques manifestations de colère. Ce désir d’aboutir, cet engagement total dans l’action, quels qu’en soient les motifs, suscitent le respect.

Nous sommes tous les héritiers de François Sommer, pour peu que nous le voulions.

C’est pour cela, bien sûr, que la Fondation François Sommer, pour la chasse et la nature, soutient « Ami, entends-tu ? ».

M. Philippe Dulac, Président de la Fondation Francois SOMMER

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Que vaut la vie sinon pour entendre la liberté qui m’appelle ?
Que vaut la vie sinon pour écouter l’ami qui me parle ?
Que vaut la vie sinon pour espérer l’amour qui  vient à moi?

Dans le tumulte environnant,  la peur prend ses droits.  Peur des catastrophes, peur de l’avenir, peur de l’ennemi, peur de l’autre. L’assourdissant tourment des informations qui comme des oiseaux de proie tournent au –dessus de nos têtes  nous empêchent d’entendre battre notre cœur.  La voix intérieure est assourdie, empêchée, mise sous le boisseau. Et les multiples miroirs à facettes travestissent une vérité qui devient monstrueuse, incompréhensible, terrifiante.

Et pourtant, je marche librement dans la rue, j’ai appris à lire et à compter, j’ai la liberté de penser, d’aller et venir, et si je suis en bonne santé, j’ai plus qu’il n’en faut pour construire ma vie. Bien plus que ceux qui sont morts pour que je puisse en jouir.  Ne pas regarder les obstacles, ils deviennent des horizons. Mais voir au-delà. Là où se niche, le désir, la foi en l’avenir et la confiance malgré la peur.

Vivre pour une cause plus grande que soi, savoir que l’Everest ne se monte que pas à pas, c’est à la fois accepter son insignifiance et reconnaître que la pire des peurs, c’est d’être un passager de sa propre vie, un ignorant du monde, un fugitif de l’âme.

Merci à toi, l’admirable ami, qui de ton Ciel nous guide vers ce qui seul compte : même s’il faut tomber et mourir, vivre sa vie, pas celle d’un autre, mais celle qui nous ressemble.

Clara Gaymard, Présidente du fonds de dotation RAISE et Présidente de GE France

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Alors que, 75 ans après l’appel du 18 juin, il est toujours d’actualité de se demander comment concilier la diversité des visions personnelles ou politiques avec le désir du plus grand rassemblement possible des volontés derrière une cause nationale, il semble que le message qui pourrait trouver un écho aujourd’hui auprès des générations plus jeunes n’est plus de dire que ces héros sont morts pour « la » France comme s’il s’agissait d’une unanimité évidente, mais pour « leur » France, belle et idéale. Pierre Brossolette illustrerait bien ce cas, lui qui a affectueusement reproché au général de Gaulle de chercher à tout prix une unanimité impossible, tout en cherchant lui-même plus que tout autre dans la Résistance intérieure le rassemblement d’horizons les plus divers, du PSF à l’époque jugé proto-fasciste aux résistants communistes du mouvement Front National. Pour cela il n’avait pas hésité dans ses discours et rapports à récupérer l’idéal barrésien de « familles spirituelles » pour la recomposition de la France après la Libération, dans la mesure où il n’envisageait pas une France statique, mais bien une nation fidèle à son dynamisme inquiet, attachée à la dialectique et aux respect d’autrui. En cela Brossolette est bien mort pour « sa » France, sachant que cela ne signifiait l’exclusion d’aucune sensibilité politique tant qu’une idée de communauté spirituelle au sens large serait partagée. Son patriotisme profond découlait plutôt de cette conviction que la France était une des nations les mieux armées pour contribuer et même pour montrer la voie au progrès social dans le monde sans tomber dans le piège du totalitarisme et du nationalisme. Cela reste toujours vrai et c’est pourquoi on pourrait reprendre aujourd’hui tel quel son appel aux de jeunes de 20 ans dans sa lettre ouverte de juillet 1933 alors que lui même fêtait son 30e anniversaire et devenait un « vieux »:
« Alors ? Que veut la jeunesse ? Nous devinons ses dégoûts, ses refus, ses révoltes. Mais ses idées, ses exigences, où sont-elles ? De grâce, que toute cette jeunesse bouge, qu’elle bouge et qu’elle dise à quoi elle tend. Si elle croit en Dieu, et qu’elle attende le salut d’un retour à la foi, qu’elle le dise. Au moins ce sera quelque chose. Si elle veut pratiquer l’indifférentisme politique et répéter la phrase la plus niaise de M. Bergeret : « La république est le meilleur des gouvernements parce qu’il ne gouverne pas », qu’elle le dise aussi. Au moins, on le saura. Si son pessimisme la mène au terrorisme et à l’anarchisme, à la soif d’une action directe dans laquelle puissent s’épuiser les fureurs et les désespoirs, qu’elle le dise encore. C’est tout de même une position. Mais, par pitié, qu’elle sorte de la torpeur et du silence. » . Donc, bougez-vous et dites-le !

Miguel Pierre Brossolette

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Domitie de Laroullière
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