La résistance intérieure

La Résistance a pour origine des motivations qui varient selon chacun. C’est d’abord un refus : de la défaite alors que la guerre continue, de l’occupation de la France par l’Allemagne, des idées nationale-socialistes et de la politique de collaboration du régime de Vichy, de la suppression des libertés fondamentales avec la mise en place d’un régime contraire aux valeurs de la République… Ce refus s’accompagne du choix d’agir, pour ne pas subir, pour « faire quelque chose ». Cet engagement volontaire est risqué et lourd de conséquences. Il implique de transgresser la loi, parfois de rompre avec sa famille et son milieu social et professionnel et peut entraîner la torture, la déportation et souvent la mort.

Entre 1940 et 1944, ce n’est que progressivement et au prix d’immenses difficultés que la Résistance intérieure -qui restera toujours un phénomène ultra-minoritaire- s’organise en réseaux, mouvements puis maquis puis se coordonne et s’unit (Conseil national de la Résistance) jusqu’aux combats de la Libération. Les modes opératoires de la Résistance sont variés et ils évoluent avec le temps et les moyens techniques (recherche et transmission de renseignements, évasion de prisonniers, sabotages, propagande, liaison, protection de personnes recherchées et persécutées, lutte armée…).

Progressivement, les mouvements de résistance développent une branche militaire. En 1942, la résistance communiste, plus axée vers l’action directe, crée les Francs-tireurs et partisans français (FTPF). La même année en zone sud, Combat, Libération et Franc-tireur fusionnent leurs groupes combattants dans l’Armée secrète (AS). En 1943, des militaires de l’armée d’armistice dissoute fondent l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA).

Les accords d’union de la Résistance aboutissent au printemps 1944 à la réunion de l’ensemble de ces éléments et des mouvements de zone nord dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI) sous le commandement du général Koenig, alors à Londres. Dans les faits, la fusion est inégalement réalisée et tardive. Mais les FFI, partie intégrante de l’armée française et bras armé de la résistance, jouent un rôle important lors de la libération de la France.

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