La France libre

Soutenu par le Premier ministre anglais Winston Churchill, le général de Gaulle crée la France libre en juillet 1940 en Angleterre. Cette organisation militaire et politique a pour but, en dépit de l’armistice signé par le gouvernement du maréchal Pétain, de maintenir la France dans la guerre aux côtés des Alliés, de libérer son territoire et de lui rendre son rang. Avec de très faibles moyens humains et financiers, sans reconnaissance internationale, la France libre, connaît des débuts difficiles. Dirigée par le général de Gaulle, « chef des Français libres », elle comprend au départ un simple Conseil de défense de l’Empire (novembre 1940) puis un Comité national français (septembre 1941), ébauche de gouvernement.

Sur le plan militaire, les Forces françaises libres (FFL) sont constituées à l’origine de quelques milliers de volontaires. C’est vers les territoires de l’Afrique française que se dirige d’abord l’effort des FFL. Le ralliement de l’AEF-Cameroun en août 1940 donne à la France libre un territoire, une capitale (Brazzaville au Congo) et un début de légitimité. Cette légitimité s’accroit sur les champs de bataille du Gabon, d’Erythtrée, de Syrie, de Libye, d’Egypte et de Tunisie, à la faveur des opérations et des victoires obtenues par les troupes gaullistes aux côtés des Britanniques puis des Américains.

Peu à peu, de simples compagnies sont devenues des bataillons qui permettent de former, d’une part, la 1ère division française libre (1ère DFL) et, d’autre part, la 2division blindée (2e DB). Sur mer, des bâtiments et équipages français, les Forces navales françaises libres, participent aux patrouilles en mer du nord, aux convois de l’Atlantique et aux missions sous-marines. Dans les airs, des groupes de chasse et de bombardement des Forces aériennes françaises libres opèrent en Afrique et en Europe occidentale ainsi que dans le ciel de l’URSS. Enfin, des agents des services secrets du Bureau central de renseignements et d’action (BCRA) agissent dans les réseaux de résistance sur le sol français.

Au plus fort de leur existence, les effectifs des Forces françaises libres ne dépassent cependant pas 60 000 personnes. A partir de 1943, avec le retour de l’Afrique du Nord dans la guerre, les FFL fusionnent avec l’armée d’Afrique pour former l’armée de la Libération qui combattra en Italie puis en France et enfin en Allemagne. La France libre disparaît, laissant la place au Comité français de la Libération nationale (CFLN) puis au Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) qui remplacent le régime de Vichy dans les territoires libérés.

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